Toucher bio-mécanique et fluidique

Par l’expression « Aux mains nues », le Dr Jean Pierre Willem exprimait le fait de soigner sans avoir fait de longues études, tout en s’appuyant sur des gestes simples et une forme de retour aux sources.

Le toucher fluidique est de cet ordre-là : de grandes lois, des circulations et l’engagement clair des « partenaires » autour du corps en traitement. Cette thérapie se fonde sur l’organisation d’un réseau réactif, connectant différentes parties du corps autour de circulations énergétiques.

Le positionnement et les attitudes des partenaires vont définir le cadre du travail proposé lors d’une séance.
Chaque praticien, chaque patient possède une histoire, des vécus, des grilles de lecture et des territoires qui vont alimenter et éclairer le travail.

Quelques fondamentaux dans les soins

Être en relation

Le praticien face à sa conscience et à son hygiène de vie
La participation corporelle consciente du patient à son propre équilibrage

Rester disponible au principe d’altérité

Savoir reconnaitre les besoins de « l’autre »
Veiller à ses complexes afin de pouvoir les reconnaitre quand ils apparaissent et les traiter en temps et heure voulus  « ailleurs »,
cela implique que chaque thérapeute fait un travail sur lui-même.

Utiliser sa palette de techniques, unique à chacun

  • Fascias : Dans les différents niveaux de tissus myofasciaux, dans leurs trois niveaux de profondeur, en adaptant les techniques au besoin.
    • Superficiel : concerne la zone de la peau,  la méthode de triggers point est très efficace à ce niveau-là.
    • Intermédiaire : relie la surface à la profondeur, les techniques d’étirement musculaire en chainage (GDS) sont efficaces pour ces interfaces.
    • Profond : s’occupe de cohésion de fond, la MTC répond à des blocages sur ces niveaux de profondeur.
  • Mémoires :  Il est illusoire de penser que nous ne possédons pas de mémoires corporelles. La question est plutôt de s’interroger sur les meilleures moyens de les aborder, pour ne pas se saborder. Comme le principe de tolérance et de respect de croyance, de non ingérence dans les convictions de l’autre sont au centre de la démarche thérapeutique, il ne sera jamais imposé, juste proposé des angles de lecture face aux blocages émergents. Plusieurs influences m’accompagnent dans ces travaux de mise en lumière que sont : les « complexes » selon C.G Jung, les figements selon P. Levine, les trames de noeuds selon Jodo, etc..
    Les travaux de Jodorowsy, homme de grande humanité au parcours surprenant, tendent à apprendre à l’intellect le langage du corps et de l’inconscient, le monde à l’envers en fin de compte.

    • Les outils sont multiples :  Dialogue parfois agrémenté d’un médiateur tel que le mar-lah klem ou le tarot, …  ils ont en commun l’idée de révéler l’inconnu qui une fois connu libère.

A. Jodorowsky

« Les noeuds de Lucho étaient des constructions sages. Il savait les faire et les défaire. Moi, (Jodo) en revanche, je n’arrivais à créer que des nœuds aveugles, qui demandaient un effort angoissant pour cesser d’exister ».
p.464-465 in la famille, un trésor, un piège.

Prendre le temps de respecter les processus d’intégration

C’est toujours mystérieux d’observer les multiples voies de l’intégration. Ce processus ne nous appartient pas, pas plus au thérapeute qu’au « patient ».
Les seuls éléments accessibles sont :  la persévérance, la patience, l’humour, l’ouverture à ses propres rythmes, ainsi que tout ce qui échappe à la logique des uns et des autres et c’est (pour ma part) tant mieux.

Quand on commence à se préoccuper de ce qui nous constitue, la cohérence s’impose simplement comme ligne de vie.

Jan. 2016 LB

 

Création : madeleine jaccard
Réalisation : sur mesure concept